Entreprendre au féminin


Alors qu’elles représentent la moitié de la population active, seul un tiers des indépendants belges sont des femmes. Ce constat se vérifie dans toute l’Union Européenne où les femmes représentent 52 % de l’ensemble de la population mais seulement 34,4 % des indépendants et 30 % des créateurs de jeunes entreprises.


Les défis rencontrés par les entrepreneures*

Si les femmes sont de plus en plus nombreuses à vouloir se lancer, il semblerait qu’elles restent toutefois hésitantes face au manque de valorisation de l’entrepreneuriat féminin et qu’elles s’inquiètent à l’idée de devoir jongler entre leur vie de famille et leur vie professionnelle.

Selon les rapports de l’UE, il existe d’autres défis rencontrés par les femmes qui créent et gèrent des entreprises : la peur du risque financier ; la peur d’échouer / une moins grande confiance en leur propre capacité à réussir ; une difficulté supplémentaire face à l’accès aux financements (difficulté encore accentuée en cas de divorce, de célibat ou de situation de demande d’emploi) ; le manque d’expérience et / ou de formation spécifique ; la limite de réseau professionnel ; l’absence de modèles de femmes qui ont réussi dans le monde de l’entrepreneuriat ; …


Il y a une dizaine d’années, une étude réalisée par JUMP à la demande de l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes indiquait que 44 % des femmes interrogées, mères d’enfants en bas âge, considéraient que « se lancer comme indépendante n’est pas un choix de carrière socialement accepté pour une femme ».




Encourager l’entrepreneuriat féminin : quelques raisons pour se lancer


Tout d’abord, face aux craintes évoquées ci-dessus, il existe un grand nombre d’initiatives qui permettent de limiter la casse. En Belgique, plusieurs systèmes vous permettent de conserver un revenu suffisant pendant les premiers mois d’activité en tant qu’indépendante. J’ai moi-même bénéficié de la mesure Tremplin : c’est grâce à cet avantage que j’ai pu me lancer en tant qu’autoentrepreneure et que je vis aujourd’hui de ma passion. Renseignez-vous et n’hésitez pas à demander conseil autour de vous !

Ensuite, si elles se lancent moins rapidement dans l’entrepreneuriat, les femmes font, selon 1819.brussels, également moins vite faillite. En effet, moins d’un quart des entreprises en faillite sont dirigées par des femmes !


Enfin, notons que la sécurité sociale des entrepreneures s’est nettement améliorée au fil des années. De fait, assurance santé, allocations familiales, allocation de maternité équivalent aujourd'hui presque à la situation d’une salariée.



Réseauter & s’entourer !


Il semblerait que les femmes passent moins de temps que les hommes à réseauter ; c’est-à-dire, à se composer un réseau professionnel (networking en anglais). Ceci est toutefois crucial et peut jouer un rôle clé dans la réussite de votre entreprise. Heureusement, « le réseautage au féminin fonctionne extrêmement bien ! En effet, les femmes s’inscrivent plus dans une logique d’échange et de conseil et, de fait, trouvent dans les réseaux féminins plus de solidarité et de partage. »


En plus d’un réseau professionnel, il est tout à fait essentiel de s’entourer de personnes de confiance qui veulent votre réussite et qui croient en vous ! Des amis, de la famille et, pourquoi pas, un réseau de femmes entrepreneures …




* Je sais qu’il est plus commun d’utiliser le terme « entrepreneuse », mais il ne me parle pas … Je lui préférerai donc le terme « entrepreneure ».




Contactez-moi !